Une longe vague porteuse

Une longue vague porteuse

Actes Sud, 2016

Peu pressé de crier « Terre ! », Frédéric Jacques Temple surfe sur Une longue vague porteuse, ce carnet de bord d’un voyageur, d’un humaniste, d’un collectionneur de sables, de livres, de coquillages, d’un chercheur d’or, d’un traducteur, d’un découvreur, d’un éditeur à ses heures, d’un éternel enfant au passage des baleines, d’un coutumiers des îles, d’un lecteur.

Des « tiroirs de la mémoire », l’écrivain ressort des photos de Cendrars, une visite à Faulkner ou l’image du Négus, son conducteur de char pendant la Seconde Guerre mondiale. Il prend aussi le temps de rendre hommage aux amis disparus : Jean Carrière, terrassé par le Goncourt, ou Lawrence Durrell,  son voisin installé à Sommières. Temple a beaucoup voyagé au temps des paquebots traînards et se souvient, par bribes, du Montpellier de son enfance, de la blancheur d’Alger ou de Nantucket, sur les traces de Melville. Une ode pour honorer la vie et « vivre en état permanent de partance ».

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